La RDC au bord de l’asphyxie économique, plus que 3 semaines de réserves de devises étrangères pour couvrir ses importations.
La RDC au bord de l’asphyxie économique.
Le
FMI vient de faire savoir, le mardi 11 juillet, par un courrier aux autorités
congolaises que : "un chemin crédible vers la stabilité politique"
sera probablement la condition pour toute assistance financière à la RDC. Un
journaliste de Reuters a vu le courrier.
Dans la lettre datée du 29 juin et adressée au Premier ministre Bruno Tshibala, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a également déclaré que le soutien de la balance des paiements nécessiterait l'adhésion des donateurs traditionnels dont les relations avec le gouvernement du président Joseph Kabila se sont aggravées récemment.
Lagarde
a déclaré que Tshibala lui avait écrit le 12 juin pour demander des discussions
avec le Fonds monétaire international sur une facilité dite de crédit rapide
pour remédier aux retombées des prix bas des produits de base et des déficits
gouvernementaux élevés sur le principal producteur de cuivre d'Afrique.
La RD Congo n'a plus que, trois semaines environ de réserves de devises étrangères pour couvrir ses importations et sa monnaie, le franc congolais, a perdu 40 pour cent de sa valeur au cours de la dernière année.
Mais
les donateurs occidentaux sont réticents à aider le gouvernement de Kabila, qui
a refusé de quitter le pouvoir lorsque son second et dernier mandat a expiré en
décembre 2016. Ils accusent également les forces gouvernementales de violations
massives des droits de l'homme, accusations que les autorités congolaises
continuent de nier.
Lagarde
a proposé une visite au titre de l'article IV par une délégation du FMI pour la
deuxième quinzaine de septembre, mais a averti que toute aide de FMI sera
conditionnée par des progrès sur le plan de la détente politique et du respect
des droits de l’homme.
"Notre
soutien devra faire partie d'un contexte qui permet une amélioration de la
situation macroéconomique et qui implique un financement auprès des principaux
partenaires de la RDC", a-t-elle écrit.
Le respect de droit de l’homme et la bonne gouvernance conditionnent l’aide du FMI.
"Pour
remplir ces deux conditions, une voie crédible vers la stabilité politique sera
probablement une condition préalable", a ajouté Lagarde.
Un
porte-parole du bureau de Tshibala a déclaré que le gouvernement était ouvert
aux discussions proposées par Lagarde, mais il ne savait pas si l'offre d'une
mission du FMI de septembre avait été acceptée.
Le pouvoir kabiliste ne montre aucun signe d'assouplissement. Le président de la commission électorale a déclaré dimanche qu'un vote pour remplacer Kabila, initialement prévu en novembre 2016, ne devrait pas avoir lieu en 2017, en raison de retards dans l'enregistrement de millions d'électeurs.
Des
retards supplémentaires pourraient déclencher des troubles supplémentaires
suite à des manifestations antigouvernementales de rue. L'année dernière les
forces de sécurité ont tué des dizaines de manifestants suite à des
soulèvements populaires.
Les
donateurs disent également qu'une plus grande transparence, dans la gestion de
la chose publique, devrait être une condition préalable à toute assistance. Le
FMI a suspendu sa dernière aide financière au Congo - un programme de près de
560 millions de dollars - en 2012 après que le gouvernement n'a pas fourni
suffisamment de détails sur la vente d'actifs miniers de l'État à une société
offshore.
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